Peut-on manger des volailles lorsque l'on fait du cholestérol ?
Les volailles peuvent être conseillées aux personnes à risque cardiovasculaire puisqu'elles constituent un apport quantitativement faible en matières grasses mais qualitativement intéressant (1/3 d'acides gras saturés, 1/3 d'acides gras mono-insaturés, 1/3 d'acides gras poly insaturés). On a donc un bon apport d'acides gras essentiels oméga 3 et oméga 6 connus pour leur rôle important dans la prévention des maladies cardiovasculaires.
Rôle des omégas 6 : ils entrent dans le métabolisme du cholestérol et diminuent le LDL sans modifier le HDL
Rôles des omégas 3 : ils agissent sur les facteurs de coagulation et contribuent au bon fonctionnement du système cardiovasculaire. Ils rentrent également dans le métabolisme du cholestérol.
Remarque : la consommation d'abats est déconseillée chez toute personne présentant un risque cardiovasculaire car ils sont très riches en cholestérol (440 mg pour les foies de volaille).
Peut-on manger des volailles lorsque l'on suit un régime sans sel ?
Cas du régime sans sel strict : dans ce cas, tous les produits cuisinés du commerce sont déconseillés.
Exemples : produits de la gamme "été" (aromatisés, poulets fumés, rôtis)
En revanche, sont autorisés : tous les produits frais natures.
Exemples : les produits de la gamme fraîcheur ainsi que les volailles entières non cuites.
Est-il recommandé de consommer des volailles lorsque l'on est enceinte ? et lorsque l'on allaite ?
Pour la femme enceinte : ses besoins sont augmentés pour le bon développement du fotus et pour l'entretien des annexes. Ainsi, on recommande un apport supplémentaire en énergie soit 8 600 kJ au lieu de 7 500 kJ. Ce supplément d'énergie doit s'obtenir en augmentant l'apport alimentaire.
Cependant il faut veiller à la qualité de cet apport. C'est pourquoi on conseille la consommation de protéines de bonnes valeurs biologiques et de lipides riches en acides gras poly-insaturés. La consommation de volailles et surtout de morceaux de première catégorie (escalope, rôti de dinde, blanc de volaille, râble de lapin) devient alors très intéressante nutritionnellement pour la femme enceinte. En effet, ces morceaux sont riches en protéines de bonne qualité et pauvres en acides gras saturés. De plus ils apportent également des acides gras mono et poly insaturés ainsi que des vitamines du groupe B.
Les besoins en fer sont également augmentés pour la femme enceinte puisqu'elle doit en plus permettre la constitution des réserves en fer du fotus. On recommande alors 20 mg au lieu de 18 mg par jour (selon les apports nutritionnels conseillés en 2000). Il est donc recommandé d'augmenter sa consommation de viandes et de volailles qui constituent la première source alimentaire en fer. Les foies de volailles sont également très intéressants pour leur apport en fer.
Remarque : le fer des viandes, des abats et des volailles est très intéressant car il est sous forme héminique à la différence du fer des légumes qui est sous forme non héminique et qui de ce fait est beaucoup moins bien absorbé par l'organisme.
Est-il recommandé de consommer des volailles lorsque l'on allaite ?
La femme allaitante : ses besoins sont augmentés, notamment pour la synthèse du lait
Les besoins journaliers en énergie sont estimés à 9 400 kj pour une femme allaitante (ANC 2000). Cette augmentation est justifiée par une augmentation notamment du besoin en protéines pour constituer le lait. En effet ce dernier est un aliment riche en protéines c'est pourquoi on conseille à une femme allaitante de consommer quotidiennement des produits riches en protéines de bonne qualité comme les volailles.
Ainsi il est préférable de choisir des morceaux maigres et riches en muscles (escalopes, filets, rôtis, blanc de volaille.).
Quand puis-je donner de la volaille à mon enfant ?
La volaille est l'une des premières viandes que l'on peut introduire dans l'alimentation d'un enfant.
En effet, il s'agit d'une viande de très bonne qualité de part sa composition en protéines, en acides gras et en vitamines. Nature, elle ne présente pas de caractère allergisant on peut donc l'introduire :
- dès 5 mois, sous la forme d'un blanc de poulet ou dinde mixés bien homogène, à raison de 10 g par jour,
- dès 7 mois, 15 g sous forme de petits grumeaux. On peut choisir des morceaux de cuisse, blanc, aiguillettes
- dès 1 an, 20 à 25 g par jour sous forme hachée.
- dès 2 ans, 30 à 40 g de volaille par jour sous la forme de petits morceaux. Auparavant, on aura également introduit des petits morceaux de saucisses ou de farce, qui sont plus mous et donc plus facile à mastiquer pour l'enfant.
Remarques : veiller à donner des produits à goût peu fort au départ, c'est-à-dire nature (sans épices et non fumés).
On évitera également tous les produits à base de nitrites au tout départ de l'introduction.
Je pratique beaucoup de sport, ai-je intérêt à consommer de la volaille ?
Oui, car les volailles sont une source de protéines de très bonne qualité. De plus, elles sont pauvres en matière grasse pour la majorité des morceaux sans peau. Ainsi, Elles peuvent être consommées lors du dernier repas précédant une compétition s'il s'agit d'un morceau maigre (escalope, filet, râble de lapin), puisqu'elles apporteront peu de matières grasses et seront alors très vite digérées, puis fourniront les protéines indispensables au maintient musculaire du sportif.
Pour un sportif on recommandera environ 150 g de viande par jour avec au moins 3 fois dans la semaine de la viande blanche, 2 fois de la viande et 2 fois du poisson.
Cependant, la quantité de viande doit être ingérée 3 heures avant la compétition et il est hautement recommandé de consommer de la viande maigre du type viande blanche ou poisson.